lundi 16 février 2009

Google PowerMeter, pour mesurer en direct sa consommation électrique

Source : Futura-Sciences du 17/02/2009 (Jean-Luc Goudet)
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/internet/d/google-powermeter-pour-mesurer-en-direct-sa-consommation-electrique_18257/

Nouveau projet de Google : relier l'ordinateur familial au compteur électrique pour surveiller la consommation. A l'état de prototype, ce système attend une collaboration avec les fournisseurs d'électricité aux Etats-Unis.

Lancer le lave-vaisselle, faire hurler la chaîne hi-fi, pousser le chauffage électrique pour monter les températures jusqu'à une ambiance tropicale quand dehors la neige tombe, le tout pendant que papa défonce un mur à la disqueuse : par combien de kilowatts-heures se traduisent ces gestes ? Pour ceux qui ne savent pas répondre à la question, Google veut apporter une solution pour éviter les déconvenues.

A l'étude, le projet Google PowerMeter permettrait d'afficher sur l'écran de l'ordinateur familial la consommation en temps réel. L'idée est louable puisque, selon les explications que Google détaille sur son blog, une étude démontre qu'aux Etats-Unis, la connaissance précise de la consommation du foyer entraîne, par simple prise de conscience, une diminution de 5 à 15%.

Comment fonctionne ce système ? Comme à son habitude, Google ne dit rien, se contentant d'indiquer que des employés le testent. Trois d'entre eux témoignent brièvement (en anglais bien sûr) sur une vidéo disponible sur YouTube, le dernier affirmant qu'il économise désormais trois mille dollars par an (cela signifie-t-il que PowerMeter est à l'essai depuis au moins une année entière ? Mystère).

Votre compteur sera-t-il smart ?

Pour être utilisable, ce service devra passer par une collaboration avec les fournisseurs d'électricité. D'ailleurs, le système ne peut fonctionner que si le compteur électrique est « intelligent », en anglais c'est un smart meter. Google en compte seulement 40 millions sur la planète et estime que 100 millions seront installés d'ici à quelques années.

Ce sera effectivement le cas en France puisque EDF (ou plus précisément ERDF, sa filiale chargée de la distribution) est en train de préparer le changement, d'ici à 2017, des 35 millions de compteurs électromécaniques pour des modèles numériques et communicants. Ils permettront aux abonnés, est-il affirmé, de mieux suivre leur consommation. Mais pour l'instant on parle surtout de communication entre le compteur de l'abonné et le fournisseur (par CPL, pour Courant porteur en ligne, donc via le réseau électrique), le but principal étant de supprimer le relevé effectué par un agent itinérant.

L'idée d'un suivi de la consommation d'électricité est donc dans l'air. Google, de son côté, semble concernée par le thème des économies d'énergie. Récemment, une étude controversée estimait le coût énergétique d'une requête sur le moteur de recherche de Google. L'entreprise, qui utilise des centaines de milliers d'ordinateurs, et donc consomme du courant électrique, a créé un centre de R&D dans ce domaine. Elle a même déposé un brevet pour l'installation de serveurs en pleine mer, utilisant l'énergie de la houle. Google sera-t-elle la première utilisatrice de PowerMeter ?

jeudi 5 février 2009

Avec Latitude, Google va vous suivre à la trace

Source : L'express du 06/02/2009
http://www.lexpress.fr/actualite/high-tech/avec-latitude-google-va-vous-suivre-a-la-trace_738811.html
Par Benjamin Ferran, pour LExpansion.com, publié le 05/02/2009
Grâce à votre téléphone portable transformé en mouchard, vos contacts pourront en permanence vous localiser sur Google Maps. Avec votre accord.
Jusqu'à tel point doit-on renoncer à sa vie privée pour suivre les progrès technologiques? La question se pose à nouveau mercredi, avec la mise en ligne d'un nouveau service de Google, Latitude. La promesse est séduisante. Latitude permet de suivre à la trace les pérégrinations de sa famille, de ses amis, et de n'importe lequel autre de ses contacts sur une carte Google Maps, et d'être suivi à son tour. "Désormais, vous saurez si votre épouse est coincée dans les embouteillages, si un de vos copains est en ville pour le week-end, ou vous rassurer en découvrant que l'avion d'un proche est bien arrivé à destination", explique Vic Gundotra, en charge de la division mobile de Google.


Techniquement, Google Latitude utilise les procédés de géolocalisation des téléphones portables -la puce GPS, s'ils en sont équipés, ou la triangulation par les antennes GSM- afin de pister les déplacements de ses propriétaires. Pour l'heure, seuls les smartphones Windows Mobile, Symbian S60 et BlackBerry sont compatibles. Android et l'iPhone suivront. Latitude peut du reste être également utilisé directement depuis internet, sur la page personnalisée iGoogle. Dans ce cas, c'est à l'internaute d'entrer manuellement ses coordonnées, sans garantie d'exactitude.
"Tout est optionnel", promet Google
A vrai dire, le concept n'est pas totalement nouveau. Ces derniers mois, des applications pour smartphone ont fleuri, proposant de croiser des fonctions de réseau social et de géolocalisation. C'est le cas de Loopt, qui s'est distingué sur iPhone. Seulement, l'usage de ce service reste encore confidentiel. Avec Google, la situation pourrait donc changer, puisque la fonction "Latitude" sera ajoutée, mais pas activée ("tout est optionnel", promet Google), dans la version 3.0 de Google Maps mobile. Elle devrait aussi être totalement intégrée dans les téléphones Android, pour envoyer des SMS ou débuter une conversation par Google Chat avec ses contacts à proximité.
Pour que l'usage décolle, Google doit cependant rassurer sur les questions de respect de la vie privée, lui qui reconnaît "le caractère sensible de la localisation en ligne". Dans une vidéo, le groupe américain précise d'emblée qu'il ne stocke que la dernière localisation sur ses serveurs. Les utilisateurs de Latitude disposent aussi d'options avancées pour choisir de partager l'adresse précise ou la ville où ils se situent, avec un ou plusieurs contacts de leur choix. Pour éviter les situations embarrassantes, il est par ailleurs possible de se rendre invisible à tout moment. Google Latitude, déjà actif aux Etats-Unis, sera progressivement étendu à vingt-sept pays, dont la France courant février.